Les Pâtissières

Avignon OFF 2017

Du 7 au 30 juillet (relâche les mardis 11, 18 et 25).
Horaire 12h40 – Durée 1h20
LE PETIT LOUVRE / Chapelle des Templiers
3, rue Félix-Gras- 84000 AVIGNON
RÉSERVATIONS : 04 32 76 02 79
Tarifs 22€ et 15€ (carte OFF)
Billetterie en ligne Le Petit Louvre
Points de vente : Fnac, Carrefour

LES PÂTISSIÈRES*

pièce de Jean-Marie Piemme
(nouveau) décor et mise en scène Nabil El Azan
lumières Philippe Lacombe
costumes Danièle Rosier
affiche et vidéo Ali Cherri
régie Aron Olah

distribution : Chantal Deruaz, Christine Guerdon et Christine Murillo


Une production de la compagnie La Barraca, avec le soutien de la SPEDIDAM

Contact diffusion : Jean-Luc Grandrie 06 31 16 31 78 seaart@wanadoo.fr

Texte paru aux éditions Lansman


*Spectacle créé à Paris au théâtre Les Déchargeurs en 2013, repris au Vingtième Théâtre en 2015. Tournée 2013-14-15-16. Atelier Jean Vilar (Louvain-La-Neuve). Festival de SPA (Belgique). Festival de Terre-Neuve (Fontenay le Vicomte). Grenier à sel (Sèvres). Théâtre de Chelles. Théâtre de Roanne. Théâtre d’Alfortville. Théâtre de Dreux. Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines. Espace Jean Legendre (Compiègne).


La pièce

Il y a trois sœurs, Mina, Flo et Lili, dignes héritières de la pâtisserie ancestrale. Il y a leur désarroi face à la concurrence des produits industriels. Il y a le promoteur immobilier qui les poursuit jusqu’à Disneyland. Il y a l’inspecteur de police qui enquête sur la disparition d’un certain Laurent Pintrol. Il y a le directeur de la maison de retraite qui se prend pour Maigret. Il y a le gâteau Charlemagne, les Chinois. Il y a le temps qui passe, les temps qui changent, les ratages de la vie et les rêves de grandeur. Il y a enfin une tonne de tendresse et « un chef d’œuvre d’humour féroce » selon Armelle Héliot (Le Figaro). 

Le mot de l’auteur

Mina, Flo et Lili, les soeurs de la pâtisserie « Charlemagne » ont dû vendre la maison ancestrale et mettre un terme à leurs activités. Ça les met de méchante humeur, même si ce qui est fait est fait. La vente leur reste néanmoins sur l’estomac. Elles reviennent sur le fil des événements, sur les circonstances qui les ont forcées à vendre, retracent le visage d’une époque qui préfèrent les produits industriels à la qualité « fait main ». « Le goût merdeux est au goût véritable ce qu’André Rieu est la musique classique », décrète l’une d’elles, qui a toujours rêvé d’être une Cio-Cio-San ou une Traviata.

Il y a de la disparition dans l’air : pas seulement celle d’une activité prestigieuse, pas seulement celle de la vie (les pâtissières ont entre soixante et soixante-dix ans, comment éviter d’y penser ?), la disparition aussi d’une culture, d’un monde à l’ancienne fait de liens et de traditions qu’on traîne derrière soi à la fois comme un poids et une raison de vivre. Mais ne nous y trompons pas : ces pâtissières en bout de course n’ont rien perdu de leur éclat. Elles savent rebondir. Au pied du mur inéluctable que dressent devant elles le devenir d’une société grise et les spectres de la vieillesse, ce sont trois femmes combatives qui se dressent. Trois femmes qui n’ont pas leur langue en poche, trois femmes que le sens de l’humour n’a pas déserté, trois femmes tour à tour agressives, tendres, violentes, défaites, enragées, (dangereuses ?). Jean-Marie Piemme


Le mot du metteur en scène

Comme chez Tchekhov, comme chez Beckett, le Temps est à l’œuvre dans Les Pâtissières. Le temps qui passe, le passé, le présent, le temps suspendu du rêve, et tous ces temps qui changent… Si bien que le discours des personnages s’en trouve modelé, détourné, jusqu’au brouillage parfois ! Malin en effet qui puisse affirmer à quel moment exact de leur vie de retraitées ces pâtissières en sont quand elles parlent. Mais on n’est pas chez Tchékhov, ici ; encore moins chez Beckett. Avec un cadavre dans le placard et une enquête policière en cours, faut regarder plutôt du côté de chez Capra, de chez Audiard pourquoi pas, ou encore, en poussant un peu loin la fantaisie, de chez Tim Burton.

De trompe-l’oeil en faux-semblants, de simulacres en jeux de piste, la pièce avance pourtant sur des réalités familières, douloureuses même, de la vie. Ce qui me séduit particulièrement dans cette comédie grinçante c’est que les choses ne sont tout à fait pas ce qu’on croit qu’elles sont. On est bien au théâtre, au fond, avec ces Pâtissières-là. Vu sous cet angle, l’espace de la pièce, cette terrasse d’une maison de retraite où Mina, Flo et Lili «papotent », ne serait alors qu’un immense dispositif de jeu. Jeu de rôles, de miroir en abîme, jeu de massacre.
Alors jouer, avec les deux Christine et la Chantal, on ne va pas se priver !


Les comédiennes

Si Chantal, Christine et Christine se connaissent depuis le cours Périmony ou L’ENSATT, elles n’ont jamais joué toutes les trois ensemble. Chantal a joué avec Christine G. (Les Sept contre Thèbes, mis en scène par Michel Favory), Christine G. a joué avec Christine M. (Femmes parallèles, de Billetdoux, mis en scène par Jean-Paul Roussillon, leur Maître, et plus récemment Dis à ma fille que je pars en voyage de et par Denise Chalem, mais seul Nabil El Azan aura pensé à les réunir.

Toutes trois entrées presqu’en même temps au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, chez Seigner, Jacquemont, Roussillon, Debauche ou Vitez (leur autre Maître), elles en sortent pour rejoindre :
– l’une (Christine G.), la troupe « Renaud-Barrault » où elle connaîtra l’aventure de la Gare d’Orsay et la naissance du Rond-Point,
– l’autre (Christine M.), la Comédie-Française où elle sera Sociétaire jusqu’en 1988,
– Chantal, elle, préfère participer dans les premiers temps à diverses aventures avec Jean-Louis Martin-Barbaz, Daniel Mesguish, Jean-Yves Lazennec et le tout nouveau JTN de Jacques Rosner.

Pour elles trois, s’ensuivront une kyrielle de spectacles avec, notamment [ICI VONT SE SUCCÉDER BEAUCOUP DE NOMS DE METTEURS EN SCÈNE, PUISQU’ELLES SONT TROIS ET QUE QUARANTE ANS SUR LES PLANCHES, ÇA FAIT DU MONDE… ALORS LES PRÉNOMS ONT ÉTÉ EFFACÉS… RETROUVE-LES!] : Dubois, Risac, Krejca, Ehni, Benoin, Ionesco, Delbée, Strapatsakis, Cantarella, Téphany, Darier, Werler, Raba, Timsit, Prieto, Rétoré, Le Mercier, Llorca, Santon, Seiler, Guillot, Alvaro, Bétrémieux, Barrault, Granval, O’Hara, Bihoreau, Maro, Quehec, Bouvier, Boutté, Vincent, Lassalle, Régy, Françon, Villégier, Weber, Dautremay, Arias, Jourdheuil et Peyret, Bonvoisin, Konchalovski, Bénichou, Nichet, Marleau, Pelly, Sastre, Dimitriadis, Colin, Beaunesne, Chalem, Mad, Kerbrat, Tordjman et Didym.

Au cinéma, sans jamais se croiser sur un film, elles ont néanmoins travaillé sous la direction de [ICI S’EST GLISSÉ LE NOM D’UN RÉALISATEUR AVEC LEQUEL ELLES N’ONT PAS TOURNÉ, ET C’EST BIEN DOMMAGE… TROUVE-LE !] : Jean-Jacques Beineix, Daniel Vigne, Pierre Granier-Deferre, Benoît Jacquot, Pascal Thomas, Serge Leroy, Hugo Santiago, Denis Llorca, Coline Serreau, Paul Vecchiali, Gérard Oury, Gérard Mordillat, Jacques Fansten, Marco Pico, Frank Capra, Ariane Mnouchkine, Aki Kaurismäki, Tilly, Christine Carrière, Jean-Pierre Ronssin, Marie Vermillard, Romain Goupil, Joël Brisse, Francis Girod, Anne Le Ny, Jean-Pierre Améris, Albert Dupontel, Philippe Le Guay, et Josiane Balasko.

Et à la télévision, toujours séparément, avec : Alain Quercy, Michel Sibra, Marco Pauly, Daniel Losset, Patrick Jamain, Bertrand Van Effenterre, Pierre Badel, Paolo Barzman, Jean-Pierre Vergne, Abder Isker, Michel Genou, Dominique Giuliani, Marcel Bluwal, Caroline Huppert, Fabrice Cazeneuve, Catherine Corsini, Bernard Sobel, Josée Dayan, Brigitte Roüan, Bruno Gantillon, Joyce Bunuel, François Marthouret et Sophie Révil.

Parallèlement :
– Chantal donne activement des cours, depuis treize ans déjà, chez Jean-Louis Martin-Barbaz.
– Christine G. « lit et relie » : elle organise depuis longtemps des lectures de textes contemporains, et se passionne depuis peu pour la reliure des livres anciens.
– Christine M. écrit, avec Jean-Claude Leguay et Grégoire OEstermann, le quatrième tome de leur « baleinié, dictionnaire des tracas », aux Editions du Seuil, dont ils tireront un troisième spectacle: « Ugzu » (urne dont on ne sait pas quoi faire une fois les cendres dispersées), au Théâtre du Rond-Point.

À elles trois, elles totalisent deux baccalauréats dont un avec mention, un prix Henri Rolland 1972 et un prix Arletty 1991 (prix qui n’existe plus), quatre diplômes d’Etat, et deux « Molière ». Pas de «César », mais tout de même un Lutin 2001 du court métrage (prix, il est vrai, encore mal connu).

Enfin, concernant leur nouveau métier de « Pâtissières » : [QUI AIME QUOI ? TROUVE-LE !]
– une s’avoue plutôt douée en gâteaux au chocolat
– une, en cheese-cake
– une ne jure que par le saucisson
[PAS TROUVÉ ? ALORS, UN INDICE :] Nabil n’aime pas le loukoum mais pencherait plutôt pour les pistaches.


Revue de presse (extraits) – revue de presse patissieres en totalité

France Inter (Le masque et la plume) Trois comédiennes éblouissantes. Spectacle extrêmement réjouissant.  (Le studio-théâtre) Une gourmandise qui enchantera autant nos zygomatiques que nos neurones

France Info  Des Pâtissières à croquer. On rit de bon coeur tout le long de la représentation

Le Figaro Comédie féroce, magistralement écrite, mise en scène et interprétée.

Télérama  Très bien dirigées, les trois comédiennes sont délicieuses, complices, drôles, acides

Pariscope  Ces Pâtissières nous ont ré-ga-lés

L’Express  C’est vif, piquant, croquant, avec un goût de revenez-y

Figaroscope  Trois immenses actrices. Courez-y !

Le Nouvel Obs  Trois actrices adorables, pétulantes jusque dans la nostalgie

Valeurs actuelles  Écriture flamboyante, trois actrices débordantes d’humour et de vie

Le Point Les comédiennes nous scotchent à notre fauteuil aussi sûrement que des menueses de revue

Théâtral  Un régal de mots, d’expressions et de jeu

Elle  Savoureux

Froggy’s Delight  Un bijou, un régal, une friandise crémeuse et acidulée, à déguster sans modération

Fauteuil d’orchestre  Texte succulent, féroce et drôle, mise en scène précise, subtile et ludique, ne connaît aucun temps mort, avec un clin d’oeil à l’humour anglais.


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